PREMIERE EXPOSITION PERSONNELLE
[Le Journal de Saône-et-Loire ]
Isabel Marin expose à l’hôtel Saint-Louis
Elle est jeune, elle est belle. Isabel Marin, artiste autunoise a déjà exposé ses œuvres, notamment avec les Artistes Autunois Contemporains. Pour la première fois, elle expose ses tableaux dans une présentation qui lui est exclusivement consacrée. Autodidacte, Isabel a depuis toujours souhaité peindre, mais elle le fait « sérieusement » depuis seulement cinq ans, et déjà, ses œuvres font montrent d’une personnalité aboutie.
L’exposition qui résidera à l’hôtel Saint-Louis jusqu’au 20 janvier présente 17 tableaux, tous peints à l’acrylique, et qui mêlent des œuvres tantôt très colorées, tantôt dans des teintes pastel plus réservées. Il n’y a pas de thème particulier pour cette exposition, chaque tableau rappelle un fragment de la vie de l’artiste.
Portraits, paysages ou encore natures mortes sont à découvrir, dans un style vraiment particulier à Isabel Marin. Si au départ, Isabel a commencé par faire des reproductions de Van Gogh, ou Léger, elle a aujourd’hui acquis un style bien particulier. Cette exposition est l’occasion de montrer son travail aux autunois, et de se faire connaître du public local, avant de commencer une série d’expositions, prévues notamment dans les Vosges ou à Dijon. Une petite visite s’impose à l’hôtel Saint-Louis, pour découvrir ce jeune talent, qui gageons le, est à l’aube d’une grande carrière, saluée dès le premier jour par la venue d’une centaine de personnes.

 

HOTEL SAINT-LOUIS
[Le Journal de Saône-et-Loire]

Née à Autun, ayant déjà exposé en 1997 avec les "Artistes Contemporains", Isabel Marin a reservé aux Autunois sa première exposition personnelle avec un accrochage de dix-sept toiles à l’Hôtel Saint-Louis. La peinture est pour Isabel Marin une vocation de longue date. Elle a toujours désiré s’y consacrer pleinement.Artiste autodidacte, c’est par la reproduction de toile de maîtres comme Van Gogh ou Fernand Léger qu’elle a commencé à acquérir la maîtrise de son art et à se forger un style personnel.
Les dix-sept œuvres présentées nous montrent son évolution sur les cinq dernières années et la diversité des son inspiration qui puise souvent dans sa réalité familiale. Portraits, natures mortes, paysages très dépouillés, scène de sport saisie sur le vif, et même œuvre non figurative, partout il ressort une grande énergie qui s’exprime par un dessin vigoureux, des coloris intenses et contrastés. Le plus surprenant est peut-être la série des arbres extrêmement stylisés en forme de boules sur des fonds chauds aux coloris profonds.
L’exposition ouverte jusqu’au 20 janvier, devrait séduire le public par son aspect dynamique et châleureux.

 

 

PEINTURE ET SCULPTURE A LA GALERIE D'HALLENCOURT
[Le Journal de Saône-et-Loire]

André Bonnelarge et Isabel Marin exposent ensemble leurs œuvres
Ces deux artistes talentueux sont à la Galerie d’Hallencourt du 20 décembre au 3 janvier 2003, pour une exposition exceptionnelle, mariant toile et matière pour un hymne à la création artistique.
Après une exposition remarquée à l’Hôtel des Ursulines, Isabel eut l’idée d’allier ensemble ses peintures avec les sculptures de son aîné André Bonnelarge : "Nous sommes en fait très complémentaires lui et moi, nos œuvres se ressemblent, nous exprimons le même message à travers elles " explique-t-elle.
Lors du vernissage, qui a eu lieu le 20 décembre dernier, chaque invité put s’attarder de plus près sur cette fameuse complémentarité.Ils se complètent en effet comme les sources du monde. Lui c’est la terre et le feu : l’argile et le bois sont ses compagnons de vie.Il les transforment, leur donne vie de ses mains, rend ces matières impalpables et vibrantes, perçant l’imagination de toute part. Elle, c’est l’air et l’eau : la fraîcheur des toiles, leur étrange lumière fait vibrer la curiosité. Le bleu profond, mystérieux enveloppe l’œil d’un voile de douceur. L’équilibre des éléments crée un monde de sens : là encore des messages de vie avec ces femmes enceintes, ces arbres clairs, ces hommes fiers et droits, ces oiseaux, autant de façons d’exprimer un seul et même monde.
Une sorte de fil relie ces deux artistes, comme l’explique André Bonnelarge : "Nous sommes un peu dans le prolongement l’un de l’autre : moi je suis l’ancienne génération elle la nouvelle, avec une sensibilité parfois différente, mais jamais sans discordance". Poussant la complicité jusqu’à s’écrire mutuellement un petit mot, on peut y trouver une phrase d’André Bonnelarge qui résume bien le ton de l’exposition : "Il serait théoriquement facile sans doute de peindre, seulement voilà il faut avoir quelque chose à dire, et ce pas n’importe comment. Et voilà l’essentiel et pratiquement la seule raison, avec le partage, d’exister pour un artiste ".

 

 

"EXPOSITION D'I. MARIN AUX URSULINES"
[La Gazette d'Autun]

Isabel Marin expose pour un mois à l'Hôtel des Ursulines entre contrastes, couleurs fortes et recherches nouvelles.
C’est toujours avec plaisir que l’on retrouve à Autun la peinture d’Isabel Marin à l’occasion de son habituelle exposition d’automne dans l’enceinte de l’Hôtel des Ursulines, rue Rivault. Sa personnalité très affirmée est présente à travers les 32 œuvres exposées, pourtant très différentes dans l’esprit et la technique employée.
On peut commencer avec de « petites » natures mortes très dépouillées : citrons, bouteilles, poires qui se détachent avec autorité sur des fonds clairs. Mais déjà quelque chose intrigue dans le couvercle légèrement entrebaîllé d’une vieille boîte dont on ne saura pas le contenu ou dans l’inscription "fragile" portée sur un emballage. Des inscriptions se retrouvent dans de nombreuses toiles, parfois discrètes, parfois éclatantes : c’est nouveau chez ce peintre qui manifeste par là son envie de faire passer des messages. Nouvelles sont les silhouettes des personnages qui glissent un côté humain mais pas vraiment réel dans des compositions abstraites.Une évolution vers le surréalisme se dessine.L’effet de collage est obtenu par une recherche dans les effets de matière sans qu’il y est véritable collage.
I. Marin emploie toujours l’acrylique qu’elle travaille parfois en mortier au couteau.
Les grandes compositions sur fonds foncés sont là aussi : jeux de lumières sur des troncs d’arbres, portraits de femmes, maternité, guitare, coq ou cheval : les thèmes chers à l’artiste sont bien présents.
Isabel Marin qui vient d’exposer avec succès au Breuil où elle était invitée, reste aux Ursulines jusqui’au 23 novembre et pense à d’autres expositions dont une à l’étranger en mai.

 

ISABEL MARIN PORTE LES MURS AU BOUT DU MONDE
[Le Bien Public | 7-11]

Isabel Marin, jeune peintre professionnel, autunoise et autodidacte, présente ,depuis jeudi dernier et durant un mois complet, ses œuvres au bar Le Bout du Monde, rue du Faubourg Madeleine à Beaune.
Sans formation artistique particulière, Isabel Marin a débuté sa carrière professionnelle en 1997 par des reproductions de tableaux de peintres reconnus, avant de se diriger vers un travail plus personnel. Elle présente au Bout du Monde une quinzaine de toiles dans lesquelles le public découvre un travail très abouti où le rouge tient une place prépondérante. "C’est une couleur que j’aime beaucoup, explique-t-elle, parce qu’elle rappelle tantôt la violence, tantôt la chaleur". Dans l’univers qu’est le sien, le visiteur trouvera un jeu entre histoire réelle à découvrir et les traces de souvenirs, de passé, qu’elle évoque par la présence quasi systématique des murs. "Ce sont des supports, souvent complétés d’inscriptions, pour exprimer des sensations, des sentiments et qui marquent la mémoire du temps qui passe, ajoute-t-elle".
Que ces murs soient deVenise d’Asie ou d’Espagne, ils présentent par la matière et la transparence des couleurs un travail d’une artiste passionnée.Amoureuse des grands formats, Isabel Marin construit ses toiles autour d’une réalité et de ses objets qui dérivent directement vers l’imaginaire comme en témoigne parfois la réutilisation d’affiches de ses anciennes expositions.
Après avoir exposé en mai en Espagne, et avant de se rendre à Epinal, Isabel Marin, par son originalité et son évocation d’horizons différents a, tout naturellement, investi les locaux chaleureux du Bout du Monde où les cultures et la culture se rejoignent.

 

EXPOSITION : "REGARD INSOLITE SUR VENISE"
|La Liberté de l'Est | 6-10]

La symbiose entre une artiste-peintre convertie le temps d’un voyage en photographe et une amoureuse des mots a fait naître une exposition à visiter jusqu’à dimanche au centre culturel.Le ciel de Venise a pleuré, les deux femmes ont souri.
L’ironie du sort a voulu que deux femmes, amies dans la vie, le deviennent aussi au "travail". Suite à un voyage effectué à Venise en février dernier et organisé par l’association Edelveis, elles ont eu l’idée d’associer des photos et des textes pour faire émerger une exposition qui se tient jusqu’à dimanche au centre culturel.
Intitulée "Regard insolite sur Venise", elle offre en effet aux visiteurs un aperçu nouveau sur Venise, son carnaval, son environnement.Les personnages et les paysages ont été photographiés sur l’instant, sans attendre une pose devant le café Florian, style carte postale qui tend à remplir les comptoirs des librairies ou les albums personnels. Là, une chinoise habillée en marquise du 18ème siècle en train de lire un livre ne sait certainement pas qu’Isabel Marin a figé son image : "Elle est dans le contexte, elle a beau être costumée, elle est au naturel", rapporte cette artiste-peintre qui, parfois en réponse à ses envies, laisse de côté sa boîte à pinceaux pour mettre… en boîte : "Ce sont des photos de Venise vues par un peintre. J’ai utilisé le noir et le blanc et les couleurs pour faire passer au mieux des sentiments.J’ai traité la photo comme je traite la peinture en m’inspirant des sensations. Et grâce aux textes, on voyage un peu plusé.Isabel Marin est ravie du résultat. Elle et Anne-Marie Teulier ont réussi à mettre à profit le mauvais temps ambiant pour poser un regard différent sur Venise.
L’idée a donc ensuite fait son chemin jusqu’au centre culturel. Une impasse où le visiteur se laisse facilement piéger par les cinquante-six photos et les textes choisis parmi les écrivains de l’époque romantique. C’est comme la rue de la Poésie dans laquelle Anne –Marie Teulier, avec ses propres écrits, s’est fait son petit jardin, inspirée par ces images qui occupent l’espace et ses souvenirs. Discrètement , elle n’a pas signé ses textes. Casanova aventurier et mémorialiste italien du 18ème siècle, pourrait lui dédier ces quelques mots qu’il a lui-même reliés : "La modestie n’est une vertu que quand elle est naturelle".

 

SAÔN'ART N°3
Un mur n'est pas simplement une frontière.
Un mur n'est pas seulement un obstacle.
Un mur c'est un miroir nous renvoyant le reflet de l'existence, un mur c'est une toile, la peau dessinée de nos vies, la peau peinte d'une autre forme de poésie.
Les murs, eux aussi, parlent.
Poésie.
L'univers pictural d'Isabel Marin est à lui seul une constellation de poèmes, une galaxie de mots, de couleurs, de sentiments et d'émotions.
En vie, en pleine vie, la peintre est en pleine vie et cet élan vers l'autre que l'on perçoit au coeur de chacune de ces oeuvres mêle, à la caresse d'un geste intime et chaleureux, la fulgurance de couleurs vives et flamboyantes.
Le mur est un conte, un conteur même, celui qui dit, qui chante, qui crie, il garde et grave, en son écorce de pierres et de ciments, la mémoire de celui qui est "passé", l'esquisse ou l'empreinte de celui qui demain viendra.
Les toiles d'Isabel respirent la liberté, le soleil, l'ouverture sur l'espace, sur les espaces du ressentiment humain.
Nous sommes au monde, nous en vie, envie, et les tableaux d'Isabel sont nos témoins, des parchemins de couleurs et de miel, de douleurs et d'espoir qui nous font nous tenir debout.
"Pour moi la peinture est une passion, je suis tout le temps en train de peindre" nous confiera l'artiste en évoquant le feu des couleurs, la joie du dessin et de la création qui sans cesse habitent en elle.
Le Portrait.
Dresser le portrait de l'artiste Autunoise ?
Pour cela il faudrait faire tomber "le masque" !
Le masque, de cette autre peau, cet autre derme que recouvre parfois notre existence.
Qu'est-ce qui se cache derrière ce masque tombé sur les trottoirs de Venise ?
Qu'est-ce qui se cache derrière ce masque perdu, oublié peut-être au carrefour d'une aventure sous les étoiles, d'une escapade au vent du fol amour et des conquêtes magiques de Casanova ?
Tomber le masque : est-ce dévoiler sa propre, sa vraie identité ou est-ce simplement perdre le "cache", l'artifice qui jusqu'alors nous permettait d'être à notre guise tel ou tel personnage imaginaire ou bien réel ?
Tout chez Isabel est grâce et élégance dans le geste, la couleur, l'ombre, la perspective.
Tout est subtilité et harmonie.
Harmonie à la fois cachée et révélée.
C'est à l'oeil et aux sentiments de celle ou celui qui regarde de décider, d'emprunter tel ou tel chemin, tel ou tel sentier caché pour se projeter à l'antre d'un monde magnifique, féerique et parfois même envoûtant
Le charme.
Le charme au sens fort et premier du terme, le charme comme " une magie", une sorte de doux ensorcellement nous emmenant sur les ailes d'un grand voyage en impressions.
Un charme, un sortilège d'élégance et de beauté, un philtre de couleurs et d'émotions une simple et directe fascination face au talent et à la sincérité de cette peinture, de ces murs, de ces visages, de ces rêves.
Jean-Philippe Gonot

 

ISABEL MARIN EXPRIME SES SENTIMENTS EN DONNANT VIE AUX MURS
[Cultura | 14-05]
Isabel Marin expose pour un mois à l'Hôtel des Ursulines entre contrastes, couleurs fortes et recherches nouvelles.
C’est toujours avec plaisir que l’on retrouve à Autun la peinture d’Isabel Marin à l’occasion de son habituelle exposition d’automne dans l’enceinte de l’Hôtel des Ursulines, rue Rivault. Sa personnalité très affirmée est présente à travers les 32 œuvres exposées, pourtant très différentes dans l’esprit et la technique employée.
On peut commencer avec de « petites » natures mortes très dépouillées : citrons, bouteilles, poires qui se détachent avec autorité sur des fonds clairs. Mais déjà quelque chose intrigue dans le couvercle légèrement entrebaîllé d’une vieille boîte dont on ne saura pas le contenu ou dans l’inscription "fragile" portée sur un emballage. Des inscriptions se retrouvent dans de nombreuses toiles, parfois discrètes, parfois éclatantes : c’est nouveau chez ce peintre qui manifeste par là son envie de faire passer des messages. Nouvelles sont les silhouettes des personnages qui glissent un côté humain mais pas vraiment réel dans des compositions abstraites.Une évolution vers le surréalisme se dessine.L’effet de collage est obtenu par une recherche dans les effets de matière sans qu’il y est véritable collage.
I. Marin emploie toujours l’acrylique qu’elle travaille parfois en mortier au couteau.
Les grandes compositions sur fonds foncés sont là aussi : jeux de lumières sur des troncs d’arbres, portraits de femmes, maternité, guitare, coq ou cheval : les thèmes chers à l’artiste sont bien présents.
Isabel Marin qui vient d’exposer avec succès au Breuil où elle était invitée, reste aux Ursulines jusqui’au 23 novembre et pense à d’autres expositions dont une à l’étranger en mai.

 

 

ISABEL MARIN EXPOSE A LA GALERIE ARTMONTI
[Le Journal de Saône et Loire]
Isabel Marin l'artiste d'Autun qui a ouvert son atelier le week-end dernier dans la cité éduenne est jusqu'au 30 octobre prochain invitée de la galerie Artmonti, dans l'ile Saint-Louis à Paris. Bien évidemment, peu d'entre nous feront le déplacement pour aller voir ce qu'elle y expose. Mais là n'est pas forcément le propos. Juste le prétexte. Car Isabel Marin est sans doute tout à la fois l'une des artiste de la Région (même si elle revendique artistiquement haut et fort ses origines espagnoles) les plus extraordinaires en matière de travail abouti (ce qui est une qualité) et l'une de celles et de ceux qui se médiatisent le moins (ce qui est un défaut). Car si on peut comprendre qu'elle n'en éprouve pas le besoin, il faudra bien qu'elle comprenne que ceux qui aiment sa peinture ont envie de savoir.
A partir de là, peu importe qu'elle soit autodidacte, peu importe qu'à une période elle ait reproduit des Léger, des Van Ghog et autres Hopper.
Parce que ce qu'elle s'est elle-même appris fait d'elle une vraie artiste professionnelle, loin de la "pollution" des systèmes de l'art contemporain. Mais aussi parce que ces reproductions, si elle lui ont sans doute laissé d'excellent souvenirs, n'ont pas inscrit la plus infime trace, la moindre ligne d"'influence" dans son originalité.
Isabel Marin n'est pas figurative. Elle n'est pas abstraite non plus. Elle n'est pas classique mais on peut guère la classer dans le contemporain intellectualisé.
Pourtant Isabel Marin n'est pas rien . Elle est "Elle" .Et c'est énorme. Parce qu'elle suit ses propres chemins de traverses, loin des styles, loin des modes, élaborant des œuvres étonnantes. C'est dépouillé comme un paysage de nulle part, pourtant on a envie que ce soit un endroit qu'on connaît et où on est passé. C'est chaud comme un après-midi de soleil dans les petites ruelles d'Alcanar, pourtant on a envie de s'y arrêter pour goûter à cette "torpeur fraîche".
C'est simplifié sans jamais être simpliste. C'est minimaliste sans jamais être minimum, c'est oblique sans jamais être penché, c'est droit sans jamais être vertical, c'est flamboyant sans jamais être brûlé, c'est criant sans jamais être criard…
Et curieusement, lorsqu'on tente de s'en échapper, ce sont ses lignes de fuite qui ramènent au point de départ. Pour permettre de voir plus loin
Philippe LÉGLISE | Rédacteur en chef du Journal de Saône et Loire

 

 

EXPOSITION "EL SOLAR" A LA VIGNOTÈQHE
[Samedi et Cie | 11-04]
A la Vignotèque de Montceau les Mines, Isabel Marin revient s’exposer. Et le mot n’est pas trop fort. Car ce n’est plus de la peinture qu’elle présente, mais des photos qui de toute façon ne sont déjà plus des photos…
“Ce n’est pas un changement de direction”, prévient l’artiste d’Autun, en présentant sa nouvelle exposition, dans cette Vignotèque que la municipalité de Montceau a eu l’intelligence (pour les visisteurs) et la gentillesse (pour les artistes) de mettre à disposition.
Certes, on veut bien accepter les dires, mais il n’empêche que c’est un sacré virage : ce n’est pas de la peinture mais de la photographie, ce n’est pas le même support et les photos qu’elle présente sur les murs sont celles d’objets pris sur le sol. Intellectuellement c’est un peu comme si un jour elle proposait qu’on regarde au sol ses peintures de murs.
Et comme pour rajouter encore à l’acrobatie intellectuelle, Isabel Marin dans un garnd sourire prévient “je suis un peintre qui fait une expo photo, mais je ne suis pas photographe”…
Rien donc pour arranger ce premier contact. D’autant que l’artiste a chargé ses 141 photos (de gand format) de messages (ce qui n’est pas forcément nouveau), mais de messages qui ne sont pas nécessairement ceux qui transpirent de ses toiles…
Tous les objets ou animaux qu’Isabel Marin a photographiés ont fini leur vie fonctionnelle ou sont morts. Elles les a pris ainsi, sur un petit périmètre, sans les mettre en scène, et a donné ses photos au tirage sans retouche Photoshop. C’est donc du brut de brut. Mais en agrandissant ainsi ces objets, elle leur a redonné une autre vie, loin de leur premier usage de ces canettes, boîtes, blouson, ou gant de jardin, tandis qu’en agrandissant ces oiseaux morts, dont le corps qui se confond avec le sol redevient poussière, elle leur a offert une autre mort presque symboliquement biblique. Et tout cela prend subitement une étonnante dimension humaine qui forcément conduit à s’interroger sur le message qu’Isabel Marin a souhaité faire passer. Ce n’est pas un message écolo. Car sur ce petit lopin de terre qu’elle n’entend pas “dénoncer”, le vrai message “environnemental” aurait été de tout ramasser pour mettre à la poubelle. Mais il n’y aurait plus eu d’œuvre.
Il faut donc voir ailleurs ce qu’elle a voulu mettre dans ces photographies. En tout cas ni provocation, ni sentence moralisatrice. Simplement une façon de faire prendre conscience, une manière, en ouvrant une porte qui ressemble fort à une boîte de Pandorre, de refuser l’indifférence, sur ce petit bout de territoire qui, parce qu’il est anonyme, prend des allures de “monde”. Donnant une sorte d’universalité à son travail. C’est aussi sans doute pour l’artiste, une autre manière d’exprimer ce qu’elle ressent. Et donc une autre façon de se mettre en danger.
Alors on a presque envie de dire qu’importe la technique, qu’importe la qualté des photos, ce qui compte, c’est ce message de fond que l’artiste délivre, et qui finalement n’est pas un message révélé, puisque chacun vient se réapproprier chaque photo d’un de ces objets surdimensionnés, pour y trouver ce qu’il y avait amené. Un peu comme une auberge espagnole.
Mais en affirmant cela, on se dit aussi, de manière simultanée, qu’on aura tort de ne pas prendre en compte cette technique de photo qu’Isabel Marin dit ne pas avoir, car face à ces images on s’interroge un moment pour savoir où finit la photo et où commence la peinture. Alors qu’il n’’y a pas de mélange des genres.
Et on se dit aussi qu’on aurait tort de négliger la qualité des photos, excellente et porteuse d’étonnement et de charme, de fraîcheur et de poésie communicative
Philippe LÉGLISE | Rédacteur en chef du Journal de Saône et Loire